Comme relaté dans un précédent article, c’est la recherche d’un système de récupération d’eau de pluie adaptée à la pluviométrie méditerranéenne qui nous a fait découvrir le site de Joseph Országh Eautarcie.
C’est après la lecture de ce site que nous avons opté pour l’installation de 3 toilettes sèches à Litière Biomaîtrisée dans notre maison.
Une petite semaine de travail est prévue pour le terrassement proprement dit et la préparation de l’emplacement de la citerne de récupération d’eau de pluie.Ce choix ne s’est pas fait en un jour. En effet, même si l’argumentation développée par Monsieur ORSZÁGH nous apparaissait incontestable, reconsidérer la vision que l’on a de ses déchets organiques n’est pas chose aisée. Il a fallu plusieurs semaines de discussion, d’abord en famille avec les enfants, puis dans un cercle relationnel élargi aux grands-parents et amis, pour que finalement ce changement de mentalité s’opère (tout du moins chez nous…).
Reste ensuite la gestion du système : qui videra le ou les seaux ? Finalement, pour emporter la décision à l’unanimité, il a été décidé que cette tâche serait prise en charge par les “hommes” de la famille !

Description sommaire du principe :
Comme leur nom l’indique, les toilettes sèches n’utilisent pas d’eau mais sont constituées d’un seau, dont l’habillage peut être plus ou moins élaboré, dans lequel les déchets organiques et le papier sont récupérés et recouverts après chaque “passage” d’un broyât végétal, mélange de copeaux, bois, sciure. C’est l’association des propriétés chimiques de nos déchets organiques à celles de la litière utilisée qui empêchent le développement des odeurs et permet son utilisation comme compost organique dans un jardin. Ainsi, il devient possible de restituer aux sols les éléments que l’on en a retirés : le cycle de production alimentaire reste fermé.
Le compost
Outre une gestion beaucoup plus rationnelle et durable de l’eau, les Toilettes sèches à Litière Biomaîtrisée permettent la réalisation d’un compost organique de qualité. Nos déchets, polluants lorsqu’ils sont évacués dans un WC à eau, sont transformés en “or brun” par ces TLB et deviennent une richesse pour nos sols.
Utilisé à grande échelle, ce système constituerai une arme redoutable de lutte contre la désertification des sols et la diminution des ressources en eau dans de nombreux pays.
Notre installation
Notre maison comprendra donc trois TLB : deux indépendantes (une au rez de chaussée, la seconde à l’étage) et la troisième dans la salle de bains des parents à l’étage.
Pour parer à tous besoins de retour à un système de WC à chasse d’eau, la maison sera équipé d’un réseau indépendant d’évacuation des eaux vannes, laissé en attente en sortie de fondations, auquel seront raccordés les deux TLB indépendantes. Le cas échéant, ces eaux vannes seront assainies séparément par le système décrit sur le site Eautarcie, déjà évoqué plusieurs fois.
Toilettes sèches réalisées selon les plans ci-dessous
Cette installation sera complétée par un carré à compost réalisé selon le modèle proposé par le site Éc’eau-logis
Quelques liens intéressants :
Une expérience à Girolata, Haue-Corse, sur un site touristique à forte fréquentation
Un article sur Wikipédia
Dossier Toilettes Sèches sur le site éc’eau-logis
Le mode d’emploi du site Eautarcie
Schéma pour construire sa propre TLB
Fiche synthèse sur les Toilettes sèches extraite du site Empreinte
Une adresse pour trouver des seaux en acier inoxydable
Crédits photos : Éc’eau-logis ; Eautarcie ; graphisme-environnement


